L'antichambre des mondes

Villemur-sur-Tarn est une ville du sud-ouest de la France qui subit un isolement important. Elle fut sinistrée autant par les crues violentes que par une désertification industrielle. Ainsi, les emplois sont rares, il n’y a plus de voie de chemin de fer et très peu d’ouverture vers l'extérieur. Après y avoir vécu plusieurs mois et suivant les dires de ces habitants, on peut noter que la vie se passe en vase clos et que la commune se replie sur elle-même. Il y a beaucoup d’angoisse vis-à-vis de l’extérieur et de l’étranger, c’est un terrain privilégié pour un obscurantisme grandissant.

L’antichambre des mondes (la maison de Panésidora) est une installation de peinture murale produite dans les baies architecturales d’un bâtiment public laissé à l’abandon. J’y représente d’autres ouvertures pour créer une « antichambre des mondes », un lieu réel qui pourrait mener à tous les lieux possibles ou imaginables. En transformant ce bâtiment, ombre d’un passé glorieux, je souhaite transmettre un message d’espoir vers un nouveau champ des possibles.


Le titre de l’œuvre fait également référence au mythe grec de Pandore qui fut celle qui libéra les pires maux de la création et à celui d’Anésidora, son pendant plus lumineux, qui permit de faire sortir les présents des profondeurs. En peignant des passages menant à des espaces dont on ne sait rien, je souhaite aussi évoquer la notion de responsabilité individuelle face à l’inconnu, la notion de choix, mais aussi la notion de liberté que l’on a, ou non, de le faire ce choix.

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L'antichambre des mondes, la maison de Panésidora //

Acrylique sur bois et béton // Dimensions variables// Vue de l’installation dans l'espace public  dans le cadre dans le cadre de la Résidence de création de Villemur-sur-Tarn, France // 2018.